Un suicide en douceur, une vie de pleurs

Mon meilleur ami

A toi, mon meilleur ami,

 

Je te dédie ces mots: je te hais.

Tu me demandes de l'amour que je ne peux t'apporter.

Ensuite tu prends celui de l'homme à qui je pourrai en apporter.

 

Tu me fais payer une absence de sentiments.

Tu me fais payer de t'avoir une fois présenté.

Tu me fais payer ma sensibilité.

Tu me fais payer ma peur de la rivalité.

Tu me fais payer tellement de choses incontrôlables...

 

Je te ferai payer notre amitié et ne t'apporterai aucune pitié, toi qui aimes tant me piétiner.

Sache que ces mots ne sont pas vides de sens: TU ES MON NEMESIS.

 

Un jour tu comprendras pourquoi je n'éprouve aucun amour pour toi et tu verras que ce qui plaît en toi est peut-être ton cul mais sûrement pas ton être.

Puisse le Paradis t'accueillir, ultime bénédiction d'un Dieu inexistant aux paroles discriminatives.



Article ajouté le 2007-01-07 , consulté 301 fois

Commentaires


Kevin le 12/01/2007 à 03:15:31
« Tu me demandes de l'amour que je ne peux t'apporter. »
Tu m’as toujours apporté l’amour dont j’avais besoin, celui d’un ami, celui d’un frère, d’un égal, d’un professeur. Sans toi, je ne serais pas celui que je suis. Je ne serai que l’ombre de moi-même. Je te le dis clairement « je t’aime». Parce que sans toi, je ne serais rien devenu. Si le terme « amour » te fait peur, j’en suis désolé. Pour moi, il n’aura jamais le même sens que pour toi parce que nous avons des vies différentes. Tu as toujours été la seule personne à qui j’avais envie de donner mon amour. Tu es le seul à en valoir la peine à mes yeux.

«Tu me fais payer ma peur de la rivalité.»
« Toi qui aimes tant me piétiner. »
Je ne te ferais jamais rien payer. Tu n’as rien à payer, tu n’as rien à te faire pardonner. Je ne sais pas d’où te viens ce sentiment. Jamais je n’avais imaginé rentrer en conflit avec toi. Je ne sais pas, c’est… Impensable ! Inimaginable ! C’est tellement fou ! On n’a jamais eu la moindre rivalité ! Je me trompe ? C’est impossible que je sois passé à côté de ça ! Quand tu déprimais, il y a quelque temps sur MSN, j’ai tout fais pour que tu te sentes bien, pour que tu te rendes compte que tu n’étais inférieur à personne, pour que tu puisses être heureux. Tu as toujours eu bien plus d’intérêt que n’importe qui pour moi. Nous sommes égaux. Tu es le reflet que j’ai toujours voulu voir dans le miroir. Je suis ton meilleur ami, c’est toi qui l’écris. Je ne serais jamais ton rival.
Moi, te piétiner ? Je ne comprends plus. Je ne sais pas pourquoi jamais tu n’as voulu me dire ce que tu ressentais. Si par mes mots ou mes gestes j’ai dis quoi que ce soit qui a pu t’en donner l’impression, ce n’était pas voulu. Et c’est faux, jamais je ne te piétinerai. Les autres m’accusent d’essayer de t’acheter en t’offrant des chaussures et toi tu m’accuses de te piétiner… Pourquoi ? Si tout doit s’arrêter maintenant, donne moi une explication.

« Un jour tu comprendras pourquoi je n'éprouve aucun amour pour toi et tu verras que ce qui plaît en toi est peut-être ton cul mais sûrement pas ton être. »
Je n’ai jamais demandé son amour à qui que ce soit. J’ai toujours su me retirer le temps qu’il fallait et quand il le fallait. Mon cul plaît et pas mon être… C’est parce que je ne me suis jamais montré tel que j’étais à personne. Si tu ne veux pas me voir tel que je suis réellement, alors une fois de plus, écris le moi en dessous. Si tu es vraiment mon ami et que tu m’aimes autant que je t’aime, alors tu ne le feras pas. Parce que comme tu le dis, tu es sensible. Avant de choisir ce que tu feras, repense à tout ce que nous avons vécu ensemble, que ce soit les fêtes, le concert, le camping, à nos nuits ensemble, à nos trips, les centaines ou les milliers d’heures passé ensembles depuis plus de 2 ans.

Je me suis énervé quand tu m’as écris que tu ne pourrais plus avoir le même égard pour moi qu’auparavant. Parce que pour moi notre amitié est la chose la plus importante de tous. Je n’avais pas lu le « du moins pas maintenant » J’ai eu le sentiment que notre amitié deviendrai définitivement blême, juste deux potes, comme moi et Clément et qu’un jour, tout s’arrêterai… Comme ca, d’un coup. Est-ce que toi aussi tu vas m’abandonner, comme l’ont fais tous ceux que j’ai un jour aimé ? Tu es le membre de ma famille qui a le plus d’importance dans ma vie parce que jamais je n’ai regretté que tu en fasses partie. L’égard que j’ai pour toi, restera, quelle que soit ta réponse, le plus grand que je n’aurais jamais pu avoir pour quelqu’un en 19 ans.
Que cette histoire ne s’arrête pas sur une accusation que je n’ai jamais pu comprendre et que je n’ai cessé de réfuter sincèrement. Reste mon ami, mon frère, mon égal mon professeur et laisse moi être de même pour toi, comme avant, voire plus qu’avant. Parce que si notre amitié arrive à survivre à ça, alors elle sera l’une des plus belles choses que j’aurais construit dans ma vie. Mais si tu veux que tout s’arrête alors écris-le et ne cherche plus jamais à me joindre. Tu m’auras fais payer ce que je n’aurais jamais compris, tu m’auras fais payer quelque chose… Tu m’auras détruit, anéantis, réduit en poussière. Ta présence, c’est la dernière chose qui empêche mon humanité de s’effondrer. Je tiens à cette humanité, je tiens à toi.
Jamais je n’aurais cherché à te faire souffrir. Que tu le crois aura été la pire de mes souffrances.


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